Municipales 2020: Le fiasco démocratique !

Ca y est, le gouvernement a tranché. Le premier tour des municipales est validé. En moins de 24 heures, un vote démocratique a été balayé d'un revers de main dans une indifférence totale, situation sanitaire oblige ! En maintenant l'une des éléctions préférées des français, Emmanuel Macron a -t-il commis une erreur politique ? Avec 56 % d'abstention, le ministère de l'interieur, en validant ce scrutin, est rentré dans une nouvelle phase politique défiant ainsi la liberté de vote en toute impunité. En empéchant qu'un scrutin important se déroule dans des conditions sereines, le pouvoir a biaisé les résultats et les a validé !

 

C'est du jamais vu dans l'histoire de notre jeune démocratie. Le 15 mars dernier, les français ont  vu, et pour la première fois que le suffrage universelle existe, un total mépris de la part d'un gouvernement français. On a baffoué leur droit au vote ! Si son message officiel est tout autre, il est clair que l'équipe d'Edouard Philippe a imposé un vote que les français ne pouvaient  honorer sereinement.

En plein coronavirus

Notre pays, faut-il le rappeler, est plongé dans une psychose sanitaire liée à la propagation d'une épidémie à risque mondial et touchant particulièrement le vieux continent. La France se trouve depuis plus de 5 semaines dans une situation sanitaire avec une spirale dégradante. Alors que l'O.M.S  (Organisation Mondiale de la Santé), classait le bacille comme un phénomène pandémique sans aucun vaccin, l'état français se lançait, à juste titre dans une réduction de nos libertés, lançant par des instances officielles des appels à restreindre nos déplacements. L'interdiction de rassemblement de plus de 1000 personnes sonnant le début de mesures de plus en plus contraignantes. Entre temps, le virus tuait en Italie plus de 1000 personnes et la péninsule méditéranéenne rentrait dans une periode de confinement général.

En Europe, on annule les élections locales

Autour de nous, le sanitaire devenait une priorité dépassant le politique. Le royaume uni vivait le report des élections locales ainsi que l'Espagne et une partie de l'Allemagne. Les pays européens mesuraient l'ampleur et le danger d'une crise sanitaire qui ne saurait être mise au second plan pour des raisons politiques. Cest pourtant ce qui s'est passé en France !

La semaine du désarroi

C'est le 12 mars, presque trois mois après la mise en quarantaine de la métropole de Wuhan en Chine (23 janvier 2020), qu'Emmanuel Macron intervient officiellement auprès des français par une allocution officielle nous annonçant que la situation sanitaire était très grave. En amont de cette intervention solennelle, nous apprenions que l'italie vivaient des jours sombres avec plus de 1500 morts et que notre courbe d'évolution de l'infection se calquait avec celle de notre proche voisin européen. Les experts scientifiques, unanimes déploraient la situation et ne nous laissaient aucun doute sur ce que nous nous aprétions à vivre en France dans les jours à venir.

 

Un conseil d'experts très sympa politiquement

Autre son de cloche au sein du conseil d'experts qui accompagne notre président. Le garant de nos institutions et de notte démocratie reçoit, sous l'étonnement d'innomblables personnalités de la santé et de la politique, l'assurance du bon déroulement d'un scrutin et valide la tenue du vote pour le 15 mars tout en insistant sur le danger que les français prennent s'ils se déplacent dans l'hexagone ! Du jamais vu !

Une erreur politique

Emmanuel Macron a fait une erreur politique grave en maintenant les élections municipales de mars 2020. Il a mis en danger la population qui, elle, a très bien réagit en s'abstenant de risquer leur santé avec 56 % de non-votants. Maintenir une élection tout en faisant du " En même temps" par des conseils d'autoconfinement à peine voilées dans un même discours, a été mal vécu par les Français qui ont fait le choix de rester chez eux.

Une élection non représentative

Quoiqu'il arrive le 21 juin prochain, date programmée pour le second tour, l'ensemble des élus n'aura pas de légitimité. Du pouvoir oui sans plus. Nous sommes amputés d'une élection démocratique avec des représentants illégitimes "moralement" . Mais ne vous en faites pas chers membres du sénat. Votre chambre sera bien renouvellée en septembre. C'était bien cela le problème Monsieur Larcher ?  Néanmoins, elle sera renouvellée avec des grands électeurs élus légalement mais sans réelle représentativité. Dommage !

Frédéric Quillet

Surrealisme realisme magique de rob gonsalves 2

 

 

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire