Le chemin

 

Chemin faisant, j'articulais l'épaule du soleil

Les cailloux de ma chaussure desséchée et vieille

Secouaient  le printemps de mes amours perdus

L’armoire gémissait sur ces cintres orphelins et nus

 

Le silence d'une maison si joyeuse et rieuse

S’entrechoque dans ma mémoire ténébreuse

Qui ne peut s'empêcher de pleurer de sueur

En cachant des larmes de sang et de cœur

 

L'agora traversée dans ce ruisseau palissant

J'atteignis ce vallon qui me semblait si vivant

C'est fou ce que l'éloignement aux choses peut tromper

Je me rends compte à présent de mes tristes réalités

 

Un démon libéré court dans ma conscience engourdie

Il réveille en moi les pulsions et de sombres envies

La colère s'agrippe à ma peau tel un tic, une sangsue

Je contemple ma tristesse dans ce bosquet tout menu

 

La mouche qui s'était posée sur ta joue délicate

Me suis désormais telle une amie à quatre pattes

Je ne le chasse même pas cet insecte bucolique

Tant mon démon me maintient dans mon âme alcoolique

 

Au delà des rires, des pensées et des sons

J'essaie de comprendre l'énormité de ma raison

Je tente l'impossible exploit de remporter bientôt

Le combat d'un esprit face à la mort et sa faux

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