L'artiste qui devint voleur

 

L’homme au chapeau est dans la ville endormie

Il ne craint rien, il est insensible aux piqures d’orties

Il sait que sa venue dans l’échiquier enquiquine les ténors

Gardiens de ces barreaux dorés  et de cette culture retors

  

Inquiétante cette rue sombre…il s’y engouffre quand même

A quoi peut –il penser au lendemain de son dilemme

Quel caillou ou pierre de taille alourdie son esprit ?

Il trace la route comme ces créateurs ensevelis

 

Le pouvoir décrète la culture à aimer, à aduler et à louer

Et les nantis assoiffés de gloire courbent l’échine sans regret

La reine du beau a choisi l’auteur à soutenir et à bannir

Le monde palabre dans une crise d’identité et de loisir

 

Personne ne relève le défi de cette imposition culturelle

Qui consiste à façonner l’identité  artistique à la mode pastelle

Parce qu’on le veut, parce que ca arrange mais ou est passé l’éthique ?

Vers quelle ombre galactique dirige t- on l’art et la rhétorique ?

 

 Il a finalement choisi d’arrêter de peindre…il a fini par l’accepter

Mais il ne dit pas son dernier mot et ainsi, pour se venger,

 Il se transforme en pilleur de toiles aux valeurs somptueuses

Il décide donc de vivre de l’art imposé en activités ténébreuses

 

Il s’empare du bien d’autrui et collectionne ses larcins

Qu’il revendra au prix fort : Plus value de son butin !

Il devient marcheur dans les rues étroites et ce couloir malsain

De la ville endormie éperdue et qui ne se rend compte de rien

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